Dimanche 22 juin 2008

Zombi-Episode 3 : Fleurs

 

 

 

Nina Ichka a réfléchi en contemplant les cadavres de Luc et de Kévin. Elle a réfléchi plus encore en écoutant les récits de Brenda et de Joanna, entrecoupés de sanglots. Après quoi elle a pris le temps pour peser chacune des possibilités s’offrant à elle– car Nina Ichka a beau être rapide comme la foudre, jamais elle ne prend une décision à la légère. Elle a même laissé les deux jeunes filles dormir dans la voiture accidentée. Et le lendemain matin, sa décision est prise.

Joanna se réveille avant son amie et décide d’aller parler à la terrifiante Nina Ichka. La situation ne peut plus durer : elles n’ont rien à manger ni à boire, alors que la maison est à quelques mètres à peine. Non, pour rien au monde elle ne retournerait au monde ‘civilisé’ ni à l’épidémie qui le ravage. Mais elle préfère mourir d’une balle dans la tête que de faim. La vie ne lui parait pas offrir de grands attraits à présent que tous ses proches sont morts et que son univers a sombré dans le chaos. Elle est prête à tenter le tout pour le tout.

Elle s’apprête à frapper à la porte quand Nina Ichka en personne l’ouvre, portant un chalumeau et des plaques de métal. Elle parait de bonne humeur : entre le crachat et le grognement, elle parvient à grommeler des mots compréhensibles.

« Où elle croit aller la Barbie ?

_ Je… Je… pardon, madame Ichka, mais nous nous nous aurions besoin…

_ Fous le camp. Tu m’empêches de passer.

_ Mais nous ne pouvons pas retourner en arrière !

Joanna laisse le passage à l’irascible chasseuse et ajoute en suppliant :

_ Pitié, nous n’avons pas de quoi manger.

_ Chasse.

Nina Ichka poursuit son chemin jusqu’à un hangar dont elle ouvre la porte d’un coup de pied vigoureux.

_ Mais nous… bredouille Joanna. Je vous en supplie ! Nous sommes peut-être les dernières survivantes de la Terre ! Nous devons nous entraider !

_ Les dernières ? Ça serait trop beau.

_ Mais… laissez-nous au moins entrer dans votre maison !

_ File. »

Joanna décide de prendre ce dernier mot pour une autorisation et se précipite à l’intérieur. La maison de Nina Ichka, outre le grand four célèbre auprès des petits enfants de la vallée, contient de nombreux appareils neufs et un mobilier pratique et confortable, pillé ça et là dans les maisons avoisinantes. Près de la porte un grand râtelier propose un choix de quatre fusils. Dans la cuisine un bel assortiment de couteaux étincelle sur le bloc magnétique. Joanna ne va pas voir plus loin. Elle n’ose pas voler une arme à Nina Ichka mais prend précipitamment dans le frigo et les placards ce dont elle a besoin avant de courir à la voiture, piètre refuge où elle reste quelques minutes à trembler avant de parvenir à ouvrir la bouche.

« Qu’est-ce qu’elle a dit ? lui demande anxieusement Brenda. On peut rester ?

_ Non, je ne crois pas… Je ne sais pas… Oh mon dieu, pourquoi ils ont tous disparus ? Qu’est-ce qu’on va faire ?

_ Ton téléphone a marché.

_ Quoi ?

_ Cette nuit. Tu n’as pas entendu ?

Joanna se précipite sur le précieux appareil, qui la veille encore refusait de fonctionner. Rien sur le répondeur, mais il signale dix appels en absence, tous venant de la même personne. Joanna crie :

_ C’est Alexis ! Alexis est vivant !

Brenda est parfaitement indifférente à cette nouvelle.

_ Alexis est vivant et m’a appelée ! insiste Joanna. Il y a des survivants ! On peut se réfugier là-bas ! Ils ont peut-être traversé la maladie !

_ J’y retourne pas, marmonne Brenda.

Joanna l’ignore et appelle fébrilement son ami.

_ Allô ? Alexis ?

Mais c’est un autre qui décroche, un autre qui murmure à d’autres personnes encore :

_ C’est Joanna.

_ Qui… qui vous… où est Alex ?

_ Je suis désolé, Joanna. C’est Jonathan. Je suis avec Max et l’oncle Doc, tu préfères leur parler ?

_ Alex ! Je veux parler à Alexis !

_ Navré, Jo. On ne peut pas…

_ Il m’a appelée !

_ Il est mort il y a quelques minutes. Vraiment mort. Ce n’est pas un zombi. On a fait le nécessaire.

Joanna croyait que rien ne dépasserait en horreur tout ce qu’elle a vécu. Elle croyait Alexis et les autres déjà morts depuis des jours. Et pourtant, ce n’est que maintenant, à cet instant précis, que la petite partie d’elle-même encore normale se brise définitivement. Alexis est mort et le nécessaire a été fait, sa cervelle a explosé, paix à son âme. Maintenant, Joanna peut gémir et se recroqueviller sur elle-même comme Brenda, ou renoncer à ce qui lui reste d’humanité et agir. Comme Nina Ichka.

Elle ferme les yeux.

_ Vous êtes où ?

_ Chez Alexis.

_ J’arrive.

_ Ne fait rien de dangereux.

_ J’arrive. »

Joanna éteint son portable et retourne au hangar. Elle a bien vu qu’il abrite un véritable monstre automobile, grand comme une camionnette, haut comme un tracteur, puissant comme un 4x4, solide comme un tank, le légendaire Requin de Nina Ichka. On raconte dans le coin qu’elle a déjà tué un taureau avec cet engin, percutant la bête grâce à l’énorme pare-buffle qui encercle toute la voiture, puis lui roulant dessus de ses monstrueuses roues aux jantes acérées. Une fois la bête à terre Nina Ichka avait coincée une roue sur son cou et l’avait fait tourner – rien qu’une – jusqu’à égorger le taureau déjà moribond. Malgré le luxe de détails, Joanna avait toujours douté de cette histoire, Nina Ichka n’ayant en principe rien contre les animaux, à part son appétit. Mais à présent qu’elle voit de ses yeux le fameux Requin, elle y croit. Peut-être que le taureau avait regardé Nina Ichka de travers.

L’aspect terrifiant de l’engin est augmenté par la lumière du chalumeau qui fait briller son pare-buffle massif et laisse le pare-brise dans l’ombre, donnant l’impression d’une immense gueule aux dents pointues surmontées d’yeux sombres et déments. Ça, et le fait que Nina Ichka soit en train de fixer des piques de métal sur le pare-buffle. Des piques acérées comme les jantes l’étaient déjà. L’engin est en train de passer de Requin à Porc-épic géant.

Joanna n’a pas besoin de rassembler son courage. Sa peur est morte. Toute envie de lutter contre son horrible destin a disparue. Il ne reste face à elle que l’évidence : elle doit monter à bord.

« Nina Ichka, emmenez-moi !

Nina Ichka continue de souder avec application.

_ Je peux vous être utile ! Je peux surveiller vos arrières ! Recharger vos armes ! Voler de l’essence pour vous ! Je n’ai pas peur. Je suis prête à tout pour vous aider, si vous m’emmenez. Je peux vous servir d’appât ! Je sais que vous partez pour chasser les zombis. Je viens de recevoir un appel, je sais où on peut en trouver un grand nombre.

_ Ferme-la.

En disant ces mots, Nina Ichka lance un morceau de fer sur Joanna, qui l’esquive tout juste : la pointe ne fait que lui écorcher l’épaule avant de planter dans le mur du hangar. Ce n’était qu’une pointe de métal, pas un couteau. Pourtant Nina Ichka l’a lancé avec habilité et force. Joanna est de plus en plus persuadée qu’elle est la seule à pouvoir l’aider. Elle réfléchit fébrilement : comment convaincre la sorcière qui déteste tout le monde et n’a besoin de personne ?

_ Je la bouclerai. Je ne dirais pas un mot et je vous obéirais en tout. Vous m’entendrez à peine respirer.

Pour prouver ses dires, Joanna s’assoit contre le mur et reste immobile et silencieuse. Elle voit le regard en coin de Nina Ichka et sait qu’elle est évaluée. Brusquement, la femme lui aboit un ordre. Joanna saute sur ses pieds et obéit. Puis elle retourne à sa place. Jusqu’à l’ordre suivant. Ça dure plusieurs heures. Nina Ichka achève de transformer le Requin en arme lourde, capable aussi bien de défendre que d’attaquer, bourré jusqu’à la gueule de provisions, de matériel divers et surtout d’armes hétéroclites. Nina Ichka part en chasse et son gibier est humain. Sa préparation est minutieuse et elle compte bien faire un beau score.

Enfin elle met le Requin en marche et dit à Joanna :

_ Grimpe.

Puis elle ressort. Joanna préfère ne pas descendre de l’engin, au cas où elle changerait d’avis. Mais Nina Ichka n’est pas du genre à changer d’avis quand elle a pris une décision. Et là, elle va s’amuser mais elle compte bien revenir, aussi elle attrape Brenda, l’extirpe de la voiture accidentée, la hausse jusqu’à ses yeux, et lui dit :

_ Je pars mais je reviendrais. Surveille la maison. Si quelqu’un s’approche, bute-le. S’il y a le moindre bordel ici quand je rentrerai, je t’écorche vive. C’est clair ?

Brenda n’arrive pas à répondre mais hoche frénétiquement la tête.

_ C’est bien, gentille Barbie. »

Nina Ichka la repose et retourne au Requin. Tout en démarrant, elle prévient Joanna :

_ Si jamais tu parles sans que je te le demande, je t’arrache la langue. Si tu me désobéis, je t’explose. C’est clair ? »

Joanna hoche la tête résolument. Nina Ichka est plutôt satisfaite. De toutes les créatures diverses composant l’humanité honnie, les muets lui ont toujours inspirés une haine légèrement plus faible que les autres. Et l’idée d’avoir un appât à zombis lui plaît bien. Elle prévoit une belle chasse.

 

L’engin est énorme mais la fluidité avec laquelle il glisse sur la route mérite bien son surnom du Requin. Le bitume est désert, à l’exception ça et là de voitures abandonnées et souvent accidentées, à bord desquelles des blessés contaminés sont sans doute morts et revenus à la vie. De temps à autre Nina Ichka en percute une, pour le plaisir de l’envoyer dans le fossé. Elle a laissé les pare-chocs des ailes de Requin dépourvus de piques et sait faire de longs dérapages pour frapper de coté. Le seul avantage qu’elle tire de tout ça, c’est de ne pas s’ennuyer. Le trajet est long et, à ses yeux, plutôt monotone. Joanna pour sa part souffre de voir le paysage détruit qui s’offre à elle et angoisse de voir que Nina Ichka ne se rend pas dans la bonne direction. Mais, fidèle à sa promesse, elle ne dit rien.

Finalement Nina Ichka sort brutalement de l’autoroute et prend un raccourci à travers champs pour se diriger vers une maison en flamme. Joanna met quelques instants avant de distinguer, à la lueur rouge du coucher de soleil, ce qui a motivé ce détour. Six zombis rôdent. Des prédateurs, pour les humains ordinaires. Des proies, pour Nina Ichka. Elle fonce sur eux puis s’arrête juste avant de les heurter, dans un grand crissement de pneu. Elle attrape à l’arrière un long étui de cuir et saute de la voiture sans prendre la peine d’éteindre le moteur. Les monstres s’arrêtent dans leurs déambulations et tournent la tête vers elle. Ils ne prêtent aucune attention au menaçant Requin. C’est la chair fraîche et le sang chaud qui les attire. Nina Ichka dégaine la longue lame de son épée qui rougeoie sous le soleil, comme si elle savourait à l’avance le sang qu’elle allait verser. Puis elle charge.

Nina Ichka a toujours considéré sa collection d’épées, de sabres et autres armes blanches comme un passe-temps, une preuve de plus que le seul intérêt de l’humanité était d’inventer les moyens de se détruire. Elle les a néanmoins toujours soigneusement aiguisées et n’a gardé que les épées de combat, solides et équilibrés. Elle ne voit pas l’intérêt des épées décoratives.

D’un geste souple et rapide elle décapite une femme qui s’apprête à la mordre, d’un coup de pied elle jette le corps inanimé sur les suivants. L’un des zombis est sans doute mort depuis longtemps, il tombe presque en morceaux. Le suivant est encore alerte et musclé. Les trois autres trépignent derrière eux sans avoir l’intelligence de les contourner pour encercler Nina Ichka. Elle tient son épée haut-dessus de sa tête, attendant que ses proies soient suffisamment près d’elle. C’est le zombi putréfié qui arrive le premier. Elle le fend en deux d’un seul gigantesque coup, traverse tout son corps du crâne au pubis et finit par enfoncer son épée dans la terre. Trop fort. Le zombi plus costaud se jette sur elle. Elle a tout juste le temps d’arracher l’arme au sol et de lui couper les jambes. Le monstre tombe dans un grognement surpris. Les deux zombis au sol tentent de ramper pour mordre Nina Ichka qui recule de deux pas, guettant les deux autres prêts à enjamber leurs compagnons pour venir la dévorer.

Il en manque un. Un qui a eu l’intelligence – ou l’instinct – d’éviter le danger et qui se met à gratter à la portière de Joanna. Les pointes qui la protège s’enfoncent dans sa chair et en arrache des lambeaux, sans qu’il cesse de secouer l’engin et de tenter de déloger la porte. Joanna ne perd pas de temps à hurler. Elle va à l’arrière et attrape un revolver. Elle ne s’en est jamais servie mais ça ne parait pas compliqué. Elle entrouvre sa vitre, glisse le canon de l’arme dans l’entrebâillement et vise approximativement la tête du zombi. Elle tire. Un déclic se fait entendre – et c’est tout. Le zombi met ses doigts dans l’ouverture et tente d’ouvrir la vitre de force.

Pendant ce temps Nina Ichka a décapité un autre zombi avec la même facilité que le premier mais éprouve quelques problèmes avec le suivant, une femme encore assez solide malgré sa mâchoire manquante, qui tient un panneau stop encore accroché à son poteau, et s’en sert pour se protéger. Elle est incapable de frapper Nina Ichka assez vite pour la toucher, mais elle ne souffre pas des nombreuses éraflures que l’épée creuse sur ses bras et ses flancs.

Nina Ichka se fend et plante sa lame dans le ventre de la zombie qui tente d’en profiter pour lui mordre le bras. Trop lente. Nina Ichka retire l’épée dans un grand moulinet qui arrache la moitié du ventre de son adversaire et vient prendre en crochet le poteau qu’elle lui arrache des mains. Ainsi désarmée, la zombie tente un saut étonnamment rapide, dents en avant. Sa tête roule avant qu’elle ait achevé son geste.

De son coté, Joanna tente de frapper le zombi à coups de crosse, mais il se fiche complètement des coups qui martèlent ses doigts et son crâne et tente de mordre la main heureusement trop rapide pour lui. Mais la vitre sur laquelle il s’appuie de toute sa force baisse de plus en plus, en dépits des efforts de Joanna pour la remonter.

Nina Ichka est occupée à achever le zombi dont elle a déjà coupé les jambes. Il est encore fort et l’épée ne lui arrache que des lambeaux de peau, il bouge trop vite pour qu’elle ait le temps de trancher le cou. Ses deux moignons de jambe s’agitent pour aider la masse du zombi à se projeter en avant pour mordre. En même temps, les deux moitiés du deuxième zombi, chacune encore connectée à sa moitié de cerveau, rampent de leur mieux sur l’herbe, freinées par l’amas putréfié des organes internes qui s’accrochent au sol. L’une de ses moitiés parvient  à s’accrocher à la jambe de Nina Ichka, qui le décapite avant qu’il n’ait eu le temps de mordre. Le cul-de-jatte prend alors appui sur ses bras puissants pour sauter à la gorge de Nina Ichka. Grave erreur d’attaquer ainsi la tête en avant. Il est décapité avant que ses dents aient pu effleurer les vêtements de Nina Ichka. L’autre moitié de zombie qui traînait encore est achevée d’un coup de talon dans la cervelle à nu.

Elle retourne à la voiture.

« Recule, prévient-elle.

Joanna obéit sans réfléchir. Tant mieux. Nina Ichka embroche par l’arrière la tête du zombi, qu’elle écarte délicatement du Requin. La créature grogne et râle, agitant les bras dans une tentative maladroite de se débarrasser de la lame, trop atteint pour parvenir à bouger correctement, mais pas assez pour mourir définitivement. Nina Ichka regarde le revolver couvert de sang que Joanna tient à la main.

_ Donne, dit-elle.

Elle prend l’arme de la main gauche, enlève le cran de sûreté d’un geste du pouce, retire son épée et tire. Le cerveau du zombi explose.

_ Prend la masse, dit Nina Ichka, et achève les têtes. »

Comme un somnambule, Joanna obéit. Elle n’a pas peur et a l’impression de percevoir le monde normalement, mais tous ses gestes lui paraissent ralentis, comme si elle devait se frayer un chemin dans de la gelée. Comme un cauchemar. Et comme tâche absurde et cauchemardesque, détruire des crânes de zombis à la masse, c’est presque classique. Joanna a un peu du mal au début, elle freine la masse pour viser correctement ou frappe à coté, mais peu à peu elle parvient à attraper le coup de main et achève rapidement son horrible besogne. Nina Ichka est déjà retournée dans le Requin. Elle jette un carnet à Joanna qui s’assoit.

_ Tiens. Note que j’en ai dégommé six.

Dans le carnet, Joanna voit des symboles qui paraissent classés par genre, mais rien qui ressemble à un zombi.

_ C’est les fleurs, précise Nina Ichka. Je trouve que lorsque leurs tronches éclatent, ça fait une très jolie fleur de sang. J’aime ça. C’est poétique.

Joanna tombe en effet, en fin de carnet, sur une page contenant deux fleurs. Luc et Kévin. Méthodiquement et toujours parfaitement silencieuse, elle en ajoute six. Nina Ichka démarre.

_ Tu m’as dit que tu connaissais un endroit où il y en a plein, c’est ça ?

Tentant de cacher la lueur d’espoir de ses yeux, Joanna hoche frénétiquement la tête.

_ Entre l’adresse dans le GPS, j’ai envie d’essayer avec la faux. »

 

Par Luma - Publié dans : Zombi
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Commentaires

Raaaa, comme c'est terrible la bouillie de zombis ! Mais la pauvre Brenda, c'est pas dit qu'on la revoie... vivante... ou alors à moitié....
Commentaire n°1 posté par Chaperon Rouge le 23/06/2008 à 20h04
Re-miam! Moi qui ai mangé des pates bolognaise hier, et ba sa donne plus envie d'en remangé^^ Mais le plus affreux reste pour moi l'attitude de la sorcière! Quelle horrible femme!! Mais bon au moins, elle, elle est efficace!
Commentaire n°2 posté par Chaperon Rouge le 24/06/2008 à 22h05
Bon comme tu l'as deviné le deuxième commentaire est de moi hein! J'ai oublié de changé le pseudo de flo lol :)
Commentaire n°3 posté par Elodie le 25/06/2008 à 12h12

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